vendredi 15 août 2014

LA DECISION

Il est des personnes qui passent toute leur vie à douter. Ces personnes là finissent  tôt ou tard dans la détresse avec un cœur asséché et  la misère comme souvenir. C’est triste, et pourtant tout est possible pour qui sait se décider pour qui sait oser.

Tout le secret  d’une vie bien menée se trouve là.

Je souhaite partager avec vous une citation qui est à jamais graver dans mon cœur. La voici :

« A partir du moment où l’on s’est engagé définitivement, la providence entre alors en scène. Toutes sortes de choses se produisent qui autrement, ne se seraient jamais produites. De la décision jaillit un flot d’événements, qui déterminent en votre faveur, quantité de rencontres et d’appuis matériels imprévus, qu’aucun homme n’aurait pu imaginer.
Ce que vous pouvez faire ou rêver de faire, commencez par le faire.
L’audace est porteuse de génie, de puissance et de magie.
Commencez dès maintenant ! »


Goethe
zucko12@gmail.com

UNE MYSTÉRIEUSE MALADIE

Ceci est une histoire vraie, elle est tirée de mon ouvrage vivre ensemble au delà des religions : http://www.lulu.com/shop/cyrille-zounon/vivre-ensemble-au-del%C3%A0-des-religions/paperback/product-20137349.html

C’est la preuve que lorsque, on est sincère et qu’on pratique franchement sa foi bouddhique on vit des histoires invraisemblables qui sont en fait une richesse.

Je vous laisse déguster la mienne. juste un extrait. Beaucoup m’ont déjà écrit. Vous pouvez vous aussi réagir après lecture par ici car la vie est un partage: zucko12@gmail.com

Attention !!! L’histoire est un dialogue entre M’bobo le narrateur et son ami N’yobié !

« Il y a douze années de cela, je me sentais de plus en plus mal dans ma peau. J’étais constamment fatigué. Il est arrivé un moment où je ne pouvais, faire plus d’un pas. J’ai été à l’hôpital et essayé des remèdes traditionnels mais rien n’y fit ! »
« Même pas un seul diagnostique ? »
« Je t’assure frère ! C’est d’ailleurs cela, qui m’a fait passer deux ans au village. »
« Je vois »
« Au village en dépit des bonnes volontés des uns et des autres rien n’avançait et les supputations allaient bon train : était- ce une maladie naturelle ? Etait- ce une fatigue mentale ?  Les parents étaient de plus en plus essoufflés. Plus de remèdes ! Plus d’argent ! Les gens vont aux champs le matin pour ne revenir que le soir. C’est à leur retour que je pouvais avoir droit à la nourriture. Heureusement je m’arrangeais pour avoir une variété de fruits avec moi, on pensait que j’aimais beaucoup les fruits et on m’en apportait beaucoup mais en réalité, je n’avais rien d’autres que ça pour nourriture. Plus tard, je me rendrai compte que les fruits sont importants pour la santé. La nature me prenait ainsi déjà en charge sans que je ne m’en rendais compte»
« J’imagine que, c’a  été vraiment dur  pour toi ! »
« Chaque matin, je m’arrangeais pour sortir et m’asseoir sous un arbre avec une livre, un pot d’eau, un petit poste radio à pile et quelques fruits près de moi, je restais ainsi jusqu’au soir à l’arrivée des miens des travaux champêtres puis après le diner, je rentrais dormir . Mon programme était le même pendant plusieurs mois. On a fini par m’accepter comme ça : ni malade ; ni en bonne santé. Franchement dit, je me sentais mal à l’aise dans ma peau. Je ne saurai jamais décrire tous ces malaises en moi ».
« Et comment, as tu pu tenir pendant tout ce temps ? »
« Je méditais énormément ! »
« Ha bon ! »
« Oui ! Je priais et priais. Je  n’avais que ça. C’était le moment pour moi d’expérimenter les bonnes attitudes de vie acquises dans l’école Soka. Je priais de toutes mes forces, car je savais que beaucoup de choses et de personnes m’attendaient, Je sentais qu’il me fallait remporter la victoire définitive sur la maladie si je veux apporter quelque chose à ce monde. Je n’avais plus de montre pour chronométrer mon temps de méditation. Alors, je pratiquais jusqu’à ce qu’une bougie entière consume. Et quand, je n’avais plus d’argent pour en acheter une, je pratiquais jusqu’à épuisement. Mentalement, je gagnais en force, physiquement, je tenais. Parfois, je dépérissais, parfois aussi, je reprenais poids. Mais, je pratiquais. J’ai appris à observer tout en moi et auprès de moi. J’ai appris à décoder le message du vent, le chant des oiseaux, le rire ou les pleurs venant d’à coté. J’apprenais à me connaître et à comprendre l’esprit humain, je tirais ma force de tout cela, C’est ainsi que des événements apparemment fortuits m’inciteront à continuer. »
« Et, quels sont ces évènements ? »
« Juste des choses banales en apparence mais qui revêtaient une signification capitale pour moi. D’abord, un jour, j’avais besoin de sou pour acheter une patte dentifrice, tout me manquait ! Et, j’ai dit dans ma prière : aujourd’hui, je sais que j’aurai de quoi m’acheter ces petites choses. Ce jour là, un inconnu qui deviendra plus tard, mon confident m’a remis un billet de mille francs, c’était énorme »
« Que s’était il passé ?»  
« A la question de savoir pourquoi ce geste, il m’a dit : votre sœur est mon élève. Je lui ai demandé qui est ce monsieur qui s’assied  tout le temps devant votre maison avec un livre ? Elle m’a répondu : c’est notre ainé ! Il est souffrant. Alors, j’ai pensé que ce petit billet pourrait vous aider. »
« Quelle compassion ! » S’exclama N’yobié.
« Deuxième événement : Un jour quelqu’un vint à moi et me demanda « tu continues toujours ta prière là ? J’ai répondu : oui. Il ajouta, il y a longtemps que tu pratiques. Aujourd’hui encore, même seul et malade dans ce village, tu pratiques toujours, s’il te plait n’abandonnes pas ! J’ai trouvé cela bizarre. Lui et moi n’avions jamais parlé de religions auparavant. »
N’yobié se fronça les sourcils puis ajouta : « Un encouragement tout de même curieux ! »
« Troisième événement : ce jour là, était un dimanche, à l’instar des autres dimanches, je me suis rendu dans un champ d’igname non loin de ma maison. J’y suis allé pour une zadankai, c’est à dire une réunion d’échange spirituel. Là, je repérais quelques arbustes  que j’assimilais à quatre ou cinq personnes au milieu desquels, je m’asseyais. Je lisais un texte, puis chacun donnait son avis ; après on faisait la synthèse et on se séparait »
« Ça alors ! Tu organisais des réunions d’échanges en pleine brousse avec des plantes et tu leur prêtais même la parole ? » S’étonnait N’yobié !
« Oui ! Non seulement, je leur prêtais la parole,  mais je les écoutais. »
« Incroyable ! Incroyable ! » S’emblait murmurer l’hôte comme pour se parler à lui même. »
« Et, ce n’est pas tout! » Avertit, M’bobo.
« Un jour, à la fin d’une de ces réunions, j’ai perçu une plante en fleur. Je recevais là un message de dame nature »
« Je ne comprends rien, où voudrais tu en venir encore ? »
« Tu sais la nature nous parle, mais encore faut il avoir un certain éveil pour capter ses messages. Une plante en fleur symbolise la vie. Le fait que ces fleurs étaient en éclosion, cela laissait sous entendre, que j’étais moi même en pleine renaissance. C’était un message poétique »
 « Ah ! Avec toi, on ne cesse jamais d’apprendre ! » Fit remarquer N’yobié.
« Les fleurs de cette plante étaient tellement belles, si belles que je m’en approchais en larmes pour les apprécier davantage puis brutalement…
A ce moment du récit, M’bobo marqua une pause comme si, cet événement  lui était revenu avec une certaine fraicheur.
« Oui ! Je t’écoute » encouragea, N’yobié
« Un serpent ! »
« Quoi ! Un serpent ?
« Oui ! Un vrai ! C’était un naja... 


CHRONIQUE DE CYRILLE ZOUNON : LE BOUDDHISME, LA CO-ECOUTE ET MOI !

L’homme est un animal pensant. La pensée est une caractéristique essentielle  de l’être humain.  Si vous vivez, c’est que vous devez être capable de penser. Si vous ne pouvez le faire, c’est que vous êtes tout, sauf un être humain. Dans ce cas vous êtes un corps inanimé, c'est-à-dire un cadavre.

La pensée est une activité cérébrale, elle implique, une idée, une réflexion. Tout ceci, bien attendu ne peut se faire que sur la base d’une croyance. Nous,  être humain agissons en fonction de notre croyance. La croyance en quelque chose. Une croyance soit consciente ou inconsciente. La pensée trouve son expression dans l’acte de pensée elle  même, dans la parole et dans le comportement.

Dès lors, il est capital d’accorder  une importance à ce à quoi nous pensons. Car, nous devenons ce que nous pensons. La racine de nos croyances provient essentiellement de la religion. La religion en tant qu’institution sociale draine du nombre. C’est là que la plupart des fidèles s’entraînent à recevoir le fondement de leur croyance. Même si vous n’avez une religion dûment nommée, c’à quoi vous accordez le plus devient en quelque sorte votre religion, vous êtes lié  à ça et cela crée en vous des automatismes de caractères. La pensée dominante dans votre cœur est votre religion, votre philosophie.

Une fois que l’on a compris cela, il nous est de la plus grande utilité de trouver la racine de nos pensées avant toute  autre chose. La qualité de nos pensées dépend de la sagesse que puisons de nos croyances.

J’ai choisi en ce qui me concerne le bouddhisme de Nichiren Daishonin comme fondement de mes pensées donc comme croyance. Et cela a été l’aboutissement d’une quête permanente sur des questions essentielles de notre temps : La vie, la mort, la maladie, le bonheur…

Le bouddhisme m’a permis de trouver d’abord des réponses théoriques à ces questions grâce aux enseignements et encouragements du Docteur Daisaku Ikeda président de  l’organisation mondiale à but non lucratif : Soka Gakkaï.

Par la suite, la pratique de cette religion m’a permis de puiser au-dedans de moi-même enfin de m’appartenir, et de me projeter en tant qu’entité humaine dans la vie.
Aujourd’hui, après plus de vingt ans de pratique constante de ma foi, je peux enfin affirmer que ce que je suis devenu maintenant vient de là.

Mon ouvrage « vivre ensemble au-delà des religions » est en fait un ensemble de conclusions puisées de ma croyance et de mon vécu.

La co-écoute

J’ai appris que l’écoute guérit, et je l’ai vu faire revenir à la vie nombre de personnes. Ecouter, c’est bon ! Mais savoir écouter est un art que j’ai appris et que je perfectionne au jour le jour grâce à ma communauté.
Je suis aujourd’hui Leader de l’Ecoute en Côte d’Ivoire.
L’homme a une seule tête mais deux yeux, deux oreilles, deux narines. Cela veut dire que l’homme devrait parler peu mais en revanche, observer, respirer, garder son calme et écouter beaucoup. Dame Nature nous enseigne.

Ma rencontre avec la communauté de la Co écoute a été un tournant tout aussi décisif. C’a été une véritable bonne fortune de rencontrer une telle organisation en ce sens qu’elle va m’ouvrir de nouveaux horizons en ce qui concerne la prise en charge rationnelle de ma vie à partir de réflexions justes.
En effet, le postulat de base de la Co écoute est ceci : Tout homme est intelligent, aimant, coopératif. L’intelligence en tant que capacité d’apporter de nouvelles réponses aux situations nouvelles.
En nous fondant sur ce postulat, l’être humain devrait vivre en paix, dans  la joie avec des réussites et toujours en harmonie avec ses semblables et son environnement.

Pourtant, la réalité est tout autre : stress, mésentente, dysharmonie, insuccès…
La Co écoute explique ces situations irrationnelles par les blessures émotionnelles que l’individu subit depuis l’enfance  et ce, tout au long de sa vie. Des blessures non pansées même si elles paraissent oubliées. Ce n’est qu’une apparence.
Elle dispose donc d’un ensemble d’outils pour y remédier. Un Co écoutant actif et régulier a la capacité de dominer ses émotions douloureuses, et mieux de nettoyer une à une de vielles blessures. De retrouver la fluidité de son corps émotionnel et de bien penser la vie. Or, bien penser la vie c’est agir intelligemment et voler de succès en succès.

La communauté de la Co écoute est une famille d’amour où le respect et le bien être de l’autre importent beaucoup. Une communauté avec ses règles et principes.
Tout au long de cette chronique, je vous entretiendrai sur les bienfaits de la Co écoute dans la famille, au travail, en milieu scolaire bref dans la vie tout court.

Vous pouvez me contacter à tout moment pour toute préoccupation, je me ferai le plaisir de vous écouter et de partager.

Ma vie

Aujourd’hui ma vie est la conjugaison du bouddhisme et de la Co écoute. Ma pratique me donne énergie, protection, bonne fortune, idées et sagesse et avec l’outil de la Co écoute, je rationalise tout, j’organise tout et avance avec espoir. Je n’entretiens plus d’idée floue dans ma tête, je sais fais la part des choses entre l’émotionnel et le mental. Entre le rationnel et l’irrationnel. Je sais aussi que lorsque vous êtes sain sur le corps émotionnel, vous réfléchissez bien et évitez beaucoup de maladies.

Grâce à ces deux outils, je distille espoir et joie autour de moi. Bien que je sois toujours entrain de faire mon propre nettoyage, de faire mon chemin de vie.

La pratique de ma foi et les sessions de décharge de la Co écoute me font renaître chaque instant de la vie, et je sais aujourd’hui que quelque soit ce qui m’adviendra,  je trouverai réponse. Car je suis un gagneur.
Quand vous pouvez avoir de l’assurance, de la tranquillité au-dedans de vous même et traverser les vicissitudes de la vie avec optimisme, c’est que vous êtes un gagneur dans la vie.

La vie est dynamique, les phénomènes sont impermanents, les difficultés existeront à coup sûr ; Mais vous, que faites vous pour ne pas en être ébranler.

L’avion craint-il la violence du vent ou au contraire s’en sert –il pour aller avancer plus vite ?
Les difficultés existent pour nous faire vivre. C’est un challenge permanent que de les transformer en alliés. Et les outils existent pour ça. En ce qui me concerne, je crois les avoir trouvés.

Ici s’achève cet article. Je vous remercie de votre aimable attention !

Vous pouvez réagir en m’écrivant en privé par ici : zucko12@gmail.com


mardi 5 février 2013

Illusion et Bonheur Par Cyrille zounon Extrait de : « vivre ensemble au-delà des religions » Edition : lulu France


Si vous pensez  souffrir parce que vous êtes pauvre
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être heureux parce que vous êtes riche
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être heureux seulement avec titres, positions ou diplômes
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être  malheureux seulement parce que vous n’avez ni titres ni position ou diplômes
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être heureux parce qu’issu d’une famille aisée
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être malheureux parce qu’issu d’une famille mal aisée
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez être en sécurité parce que vivant dans un bunker, entouré d’hommes armés
Vous êtes dans l’illusion
Si vous pensez ne pas être en sécurité parce que ne vivant pas dans un bunker entouré d’hommes armés
Vous êtes dans l’illusion
Car, en réalité le bonheur authentique implique une prise de Conscience authentique
« Con »  de conscience vient du latin « cun » et signifie : avec
 « Science » de conscience donne « scientia », et provient lui même du verbe « scire » : savoir
On ne sait vraiment qu’avec
Mais avec quoi,  savons-nous vraiment?
Nous ne savons vraiment  qu’avec la Force Infinie, Eternelle et Régénératrice enfouie en Nous
Nommez-la comme vous voulez !
Sachez qu’avec une telle prise de Conscience, on devient pleinement Responsable et
Acteur de sa destinée
Le bonheur authentique est en fait cette prise de conscience là, qui à son tour engage une vraie Responsabilité de Vie.


ESSAI: LES DEFIS, LES PRIORITES ET LES POSSIBILITES DE LEADERSHIP ET LA BONNE GOUVERNANCE DANS LE SECTEUR CULTUREL DE MON PAYS, ET LES ACTIONS A METTRE EN ŒUVRE DANS CES DOMAINES POUR EN DEVELOPPER LE POTENTIEL. La foi nourrit l’esprit La culture nourrit l’intellect DAISAKU IKEDA EDUCATEUR ET PHILOSOPHE HUMANISTE


J’ai visité récemment le bâtiment abritant le siège du ministère de la culture d’un pays de l’Afrique de l’Ouest. J’ai trouvé une jolie villa mais bien modeste.
J’ai voulu pousser un peu plus loin ma curiosité. Alors, je me suis dis pourquoi ne pas visiter les bâtiments des autres ministères ? Je me suis rendu au ministère des mines et celui de l’économie et des finances. Et là, ma surprise fut grande !
Chacun de ces édifices pouvait contenir dix,  voire même vingt fois celui du ministère de la culture.
En tant que professionnel de l’éducation et homme de culture, je me suis toujours convaincu de l’idée que : « l’épanouissement authentique d’un état ou d’une nation dépendait pour une bonne part de la place que l’on accordait à l’éducation et à la culture ».
Cette tendance qui consiste à avoir de modestes sièges pour le ministère de la culture et des sièges  outrageusement ostentatoires pour certains ministères est un phénomène propre à nombres d’états subsahariens. Cela dénote de la vision étriquée qu’ont à tort où à raison la plupart de nos dirigeants en ce qui concerne surtout nos cultures. Voir la culture comme quelque chose de non productif pour nos pays est à mon sens pour beaucoup dans l’épanouissement bâclé de nos populations et pour la place flottante qu’occupent nos pays dans le gotha des nations.
L’éduction et la culture sont le terreau pour favoriser l’épanouissement total et intégral de nos populations. Si l’éducation permet de tirer le meilleur chez chaque citoyen, la culture a pour rôle de cultiver cela. La culture est le moule ou l’outil de « production » de citoyens désirés et nourris en amont. Nos pays, on le sait regorgent d’une diversité culturelle extraordinaire. C’est le cas de la côte d’ivoire où nous avons une dizaine de groupes ethniques avec des cultures toutes aussi riches que variées.
Prendre conscience de cela et créer des valeurs à partir de là pour bâtir une nation autonome, responsable et émergeant,  tel à mon avis le défi qui s’impose à nous aujourd’hui. Pour ce faire, il nous faut des personnes qui n’ont seulement auront compris cela mais de telles personnes devraient être à même d’élaborer une politique globale et cohérente dans le but de donner une nouvelle direction, un nouveau cap à nos états.
De tels leaders devront être véritablement imaginatifs de sorte à toucher le cœur de leurs concitoyens y compris ceux qui ont en charge les affaires de l’état et partager avec eux  la vision culturelle  à court, moyen et long terme qu’ils ont de leur pays.
Dans une société en constante  mutation où l’égo a pris le pas sur tout. Dans un monde où d’après l’expression de Thomas Hobbes : « l’homme est loup pour l’homme ».
La seule alternative possible pour un renouveau se trouve dans une éducation authentique et dans nos cultures. Car comme le dit Daisaku Ikeda, éducateur et philosophe humaniste : « la foi nourrit l’esprit, la culture nourrit l’intellect ». Nos cultures regorgent de valeurs vitales auxquelles nous devrons nous ressouvenir. Le moment est arrivé pour que les leaders de la chose culturelle entrent en jeu afin de tracer et aider à mettre sur pied une politique capable de réconcilier nos populations avec elles mêmes.
C’est la mission que je me suis assignée en tant que jeune ivoirien et acteur dans le domaine de l’éducation et de la culture. En tant qu’écrivain essayiste, dans mon prochain ouvrage intitulé : « Plaidoyer pour une nouvelle Afrique », je donne quelques pistes pratiques pour asseoir une identité culturelle non seulement de la Côte d’Ivoire mais aussi pour les autres états.
Il me semble qu’une place de choix devrait être accordée à la dimension culturelle de nos états. Sans cela les politiques de développement élaborées ça et là resteront lettres mortes.
Dans mon ouvrage en rédaction : « Plaidoyer pour une nouvelle Afrique »,  j’ai jugé les questions suivantes urgentes:
Quelles sont les potentialités culturelles réelles  dont dispose la côte d’ivoire ?
Quel type d’ivoirien souhaiterions-nous voir émerger dans cinquante ou cent ans ?
La côte d’ivoire dispose t-elle d’une politique culturelle cohérente élaborée dans ce sens de façon participative et sans exclusion ?
Quelles actions concrètes pourrions-nous mener sur le terrain afin d’atteindre le but commun : notre identité culturelle ?
Je m’efforce donc tout au long de l’ouvrage à apporter une réponse claire et concise à la fois à chacune des questions posées.
Une bonne gouvernance culturelle suppose d’abord une politique culturelle bien élaborée ensuite la sensibilisation de tous à cette politique puis enfin sa mise en application pratique.
Les programmes socio-éducatifs pourraient s’en imprégner, la société civile, ainsi que les autres sphères de la société.  De sorte que graduellement cela devienne une véritable culture de laquelle émergera un nouveau type de citoyen.
Pour ce faire, encourager la société civile à jouer un rôle prépondérant dans ce domaine devrait être une des priorités. Une culture à la citoyenneté est aujourd’hui importante. Le système éducatif traditionnel ayant démontré ses forces et faiblesses.
Un leadership culturel pourrait aider à la mise en place d’une politique adaptée aux exigences d’aujourd’hui en côte d’ivoire. La culture est tout ensemble de savoir, de savoir faire, de savoir être. C’est un ensemble d’acquis toujours perfectible propre à un peuple mais ouvert à d’autres peuples. C’est le pont des esprits.
Si nous parvenons en Côte d’Ivoire à saisir l’essentiel de la culture de chaque peuple. Il va s’en dire que le bénéfice ne pourra que profiter à tous. Sensibiliser nos populations par exemple aux alliances interethniques, c’est éviter les divisions et conflits nés d’incompréhensions. Les alliances interethniques sont une réalité léguée par nos ancêtres. C’est un outil culturel qui, administré à bon escient aiderait à prévenir beaucoup de conflits.
Un leadership culturel avec une bonne gouvernance aideraientt à promouvoir de tels outils. Il nous incombe en tant qu’acteurs culturels de nous armer de patience afin de jouer pleinement notre rôle de leader dans ce domaine,  sur la scène notre mission. Notre passion pour la culture est un allié sur lequel nous pourrions compter. Observer, écouter, innover, concevoir une politique qui soit à la foi souple, rigoureuse et savamment administrée dans le domaine de la culture tel est à mon sens le contenu de notre rôle.

JE VAUX PAR MES DIPLÔMES OU PLUTOT DEVRAIS-JE DIRE …JE DONNE VIE A MES DIPLÔMES Par Cyrille Zounon


Lécole m’a formé. L éducation m’a donné des diplômes. Je vaux donc par l’école et mon « éducation ».
Qui suis-je si l’on m’ôte mes diplômes ? Ma culture, ce que je sais,  me reste et pourtant…le complexe du manque m’habite et me hante.
Je me fais vivre,  quand je donne vie à mes diplômes en travaillant et en faisant vivre l’éducation et l’école en tant qu’institution. « L’homme se fait en faisant quelque chose » a dit le penseur Espagnol Miguel de Unamuno1. Dans ce cas,  je vis non plus pour moi mais pour mes diplômes. En leur donnant vie au moyen d’un métier ou d’une action… ; Moi même je vis.
Qui suis-je en réalité ?
Je suis moi. Mais, c’est qui ? Ce Moi, sans ses diplômes ? Ou, ce moi avec ses diplômes ?
Je suis cette dichotomie sans l’être. Mon moi véritable ne se révèlerait-il pas à partir de ce questionnement sur ce que je vaux réellement sans artifices, sans diplômes. La réponse à ces questions ne me mènerait-elle pas vers ce Moi qui serait mon vrai Moi ? C’est-à-dire ce que je suis et ce que je vaux dans mon corps et dans mon âme ! Revient-il exclusivement à l’école, à l’éducation institutionnalisées de me révéler cela ?
Ne suis-je pas entrain d’apprendre naturellement à me connaitre et a réévaluer ce que je suis et ce que je vaux par rapport à moi et à ma relation au monde ? N’est-ce pas ici que débute mon véritable apprentissage ?
A quel moment de la vie apprend-on vraiment ? Y-a-t-il un moment objectif (école ou autres institutions sociales)  pour s’informer, se former et un moment subjectif (l’apprentissage naturel du sujet) pour apprendre ?
L’intelligence humaine a-t-elle forcément besoin d’institution sociale pour s’accomplir ?
Et, les autres qui n’ont mis pied à l’école ou n’ont reçu aucune « éducation » et n’ont aucun diplôme mais,  qui,  mangent,  respirent et vivent leurs expériences sont-ils eux, Eux-mêmes ?
Ne valent-ils pas quelque chose ? N’ont-ils pas de valeur ?
Au fait, qu’est-ce fait  la valeur d’un homme ?
Est-ce son degré  d’ « éducation » ou sa capacité à vivre comme un homme devrait vivre ? Ou plutôt, sa capacité à passer de l’étape d’un être humain à celle d’un être humanisé ?



Miguel de Unamuno1 : écrivain et penseur Espagnol (1864-1936)

samedi 28 juillet 2012


Simple Avis : La foi ou la force de la force

 « …La foi est l’art secret qui imprègne notre vie quotidienne de la force inhérente à l’univers. »

DAISAKU Ikeda
Educateur et Philosophe humaniste

Par Cyrille ZOUNON

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Mot ou vocable magique, la foi pourrait être prise pour une “ STAR” des mots.
Dans l’imagerie populaire les actions qui en découlent sont sans borne et dépassent l’entendement. D’où son usage abondant dans le parlé quotidien.

Jeunes ou adultes, lettrés ou illettrés, Religieux ou laïcs, croyants ou athées, tous sans exception usent du mot « FOI » à foison. La foi serait à la base de tout dans la vie. Elle serait au commencement et à la fin de toute action.

Que referme réellement ce mot et combien sont, ceux, vraiment qui en tirent profit ?

Adhésion ferme ou forte conviction en une idée ou en une chose, telle ait en substance la définition qu’on donne au mot foi. Cette définition, le commun du mortel la connaît.

Pourtant dans le vécu quotidien, ils sont très peu, ceux qui bien que sachant cette définition sommaire du mot foi, arrivent à la matérialiser. Il y a donc, un véritable fossé entre théorie et pratique.

 En conséquence les écueils ne cessent de croître. Par exemple, les chiffres de la faim explosent ! Tous les six mois 1 milliard de personnes souffrent de la faim en 2009. Combien en faudra-t-il pour que la faim devienne enfin une priorité mondiale?- source : http://lulupo.blog.lemonde.fr/


Il en résulte de ce fait que,  beaucoup sous nos tropiques, se tournent vers des religions ou Églises dites révélées. Là bas, il semble qu’on leur propose une foi concrète car placée en une force suprême nommée « Dieu ». Ce qui sous-entend ceci : « je place ma foi en dieu et en retour, il organise ma vie ».
 
Ici encore grosse désillusion, puisque très souvent le résultat escompté n’est manifestement pas atteint. C’est tout naturellement que va s’opérer une autre conversion, un virage en douceur, tellement imperceptible que le ‘’patient’’ que dis-je ? L’homme de foi ne le percevra pas. Aucun mea culpa, aucune introspection n’ayant été faite.

Cette nouvelle conversion : c’est passer de la foi à l’espoir, car dit-on un homme vit d’espoir. Ce qui en fait ne sonne pas faux dans l’absolu, puisque on le sait, une foi authentique entraine immanquablement espoir, espérance et concrétisation.
Cette confusion dans l’esprit est à l’origine de nombre de meurtrissures autour de nous. On pense, à tort ou à raison qu’on peut agir à l’emporte pièce dans la société, puis après placer sa conviction en un être suprême puis solliciter sa clémence. Pures idioties. « Ça va aller ! C’est dieu qui est fort ! Ayons foi ! ». Entend-on,  ça et là.

Ici le couac, c’est de vivre uniquement d’espoir jusqu’au soir de sa vie sans ayant pu rendre concret sa foi. Rendre concret sa foi, c’est matérialiser ses objectifs, voire sa mission.

Pour une Education à la foi

Qu’est ce qui pourrait expliquer cet état de fait, à mon humble avis, il y a problème d’ajustement au niveau de notre appréhension de la foi. Et la problématique serait comment opérer cet ajustement dans la foi ?

Il y a une école que je fréquente depuis plus de dix neuf ans. De cette école, j’ai appris un certain nombre de principes sur la vie qui m’ont permis d’aboutir à cette réalité : la FOI, est une force organisée de l’intérieur.
C’est à dire à l’intérieur de soi même. On remarquera l’acronyme. F : pour force, O : pour organiser et I : pour intérieur. Etrange coïncidence !
Cette école ouverte sur la vie enseigne que la vie est un ensemble de forces. L’usage pragmatique de cette force fait de vous un Co-créateur et un co-auteur de votre vie.

Autrement dit, si l’on arrive à capter cette force, à l’organiser et à la diriger de l’intérieur vers n’importe quel objectif personnel et pour le bien de tous alors le résultat fini toujours par paraître immanquablement. Le plus important, c’est d’avoir une idée claire de ce que l’on veut, puis de soutenir cette idée avec une attention et une gaité soutenues. Tout en posant des actes et en étant serein et convaincu que le reste est une question de temps.

En agissant ainsi, on a l’impression qu’on a vraiment notre vie en main. Naturellement la parfaite maitrise d’une telle donne vient avec le temps, mais l’expérience dans le vécu quotidien est déjà est gros témoignage.
Militer donc en faveur d’une Éducation en une foi concrète est importante si voulons voir émerger une société pacifiée en tout point de vue.

L’Ecole dont je parle dans ce texte le fait déjà. Dans cette Ecole on apprend par exemple que la vie est faite de lois. L’ensemble de ces lois procèdent d’une seule et unique loi qui est appelée loi de la vie ou de cause à effet.
Aujourd’hui on parle de plus en plus dans l’actualité de la théorie de la traçabilité. Tout dans la vie a une trace. Il y a longtemps que la loi de cause à effet est perçue dans cette école et y est enseignée.
La compréhension du mécanisme de fonctionnement de cette loi et sa mise en pratique par la foi permet à chaque élève qui la fréquente d’en faire l’expérience vivante dans sa vie.


La foi en la loi de la vie s’expérimente. Et de là, on comprend aisément que la foi est la force de la force.

Le nom de cette Ecole est la Soka Gakkai
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